Autolib’ en route le 1er décembre 2011

Plus que quelques mois avant qu’Autolib’ voit le jour. Après avoir suscité bon nombre de débats, les travaux des 264 premières stations de voitures en libre service ont commencé cet été. A terme, 500 stations de surface verront le jour et 200 stations souterraines, chacune composée d’une borne interactive et d’une borne de recharge. Chaque station de surface sera pourvue de 4 véhicules électriques alors que les souterraines en auront 10, soit un total de 4 000 véhicules électriques répartis sur Paris et sa banlieue. 4 millions de personnes seront desservies par ce système de voitures en libre service. Et pour les particuliers qui ont déjà investi dans l’électrique, 250 stations de surface bénéficieront de bornes de recharge accessibles au grand public. Les premières stations apparaissent dans le centre de la Paris et s’étendront petit à petit vers la périphérie de la Capitale. Sur les 500 stations prévues, 300 seront situées en banlieues.

La Ville de Paris subventionne largement le projet Autolib’ et accorde 50 000€ par station. Cela représente 25 millions d’euros versés entre 2011 et 2012. C’est Bolloré qui assure la mise en place des bornes, ainsi que la gestion et la maintenance du service Autolib’. Bolloré devra reverser à la ville de Paris une redevance de 750€ par place de stationnement, ce qui représentera au terme des 12 ans de contrat un total de 16,8 millions d’euros.

Neuf villes limitrophes ont refusé d’adhérer à Autolib’, notamment pour des questions de coûts : chacune des villes doit financer au moins 4 stations, ce qui représente un budget de 200 000 €. Dur dur de faire passer une telle somme alors que beaucoup de villes sont en phase de restriction budgétaire. D’autres villes ne croient pas en le projet et expliquent que « Contrairement à Vélib’, Autolib’ ne suscite pas l’engouement de nos habitants, qui peuvent prendre le métro, le RER ou le bus, et disposent souvent d’une voiture ». Certaines sont en totale opposition : « Pour nous, ce n’est pas la bonne façon de diminuer le nombre de propriétaires de voitures, précise Fabienne Vansteenkiste, adjointe de Dominique Voynet (EELV), chargée des déplacements. Cela va générer des trajets supplémentaires : il faudra conduire des Autolib’ des stations trop pleines vers les stations vides. A priori, nous pensons que cela ne fonctionnera pas : cela coûtera cher, cela générera des déplacements parasites de voitures et ne jouera pas sur les déplacements pendulaires du travail au domicile, le vrai problème. » Mais si jamais le succès est au rendez-vous, il ne sera jamais trop tard pour ces villes de changer d’avis et de mettre en place Autolib’.

D’après Vincent Bolloré, l’inauguration du service Autolib’ aura lieu le 1er octobre 2011 mais sera en phase de test pendant 2 mois. L’ouverture au grand public ne se fera qu’en décembre. D’ici là, les loueurs risquent de faire parler d’eux de nouveau, ceux-ci étant en opposition à la mise en place d’Autolib’, accusant ce service de concurrence déloyale.

 

Pour consulter la liste des stations, cliquez ici.

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