Des zones à faible émission pour améliorer la qualité de l’air

Si les villes veulent autant limiter la circulation des voitures et inciter les gens au vélo ou aux transports en commun, c’est aussi pour pouvoir améliorer la qualité de l’air qui souffre beaucoup de la pollution due au trafic.

Huit agglomérations, très touchées par ces problèmes de pollution (Paris, Saint-Denis, Lyon, Grenoble, Clermont-Ferrand, Bordeaux, Nice et Aix-en-Provence), se sont portées volontaires pour essayer de changer les choses en 2012 en aménageant des zones réglementées selon une classification des véhicules les plus polluants. Quatre catégories A, B, C et D classent ces véhicules selon la date de leur première mise en circulation. Les villes restent libres d’adapter la réglementation en ce qui concerne le périmètre géographique, les horaires ou les périodes et peuvent également interdire qu’une seule catégorie, comme par exemple les camions.

Voici un exemple de classification pour les voitures :

- Classe A : mises en circulation avant le 30 septembre 1997

- Classe B : mises en circulation entre le 1er octobre 1997 et le 31 décembre 2000

- Classe C : mises en circulation entre le 1er janvier 2001 et le 31 décembre 2005

- Classe D : première mise en circulation à partir du 1er janvier 2006

source google images

Ce projet ne provient pas d’une simple  envie de suivre une tendance écolo, mais plutôt d’une réelle constatation puisque la ministre de l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, rappelle que la pollution aux particules est responsable de près de 42 000  morts prématurées chaque année. Or, le trafic serait responsable de plus de la moitié de cette pollution.

Ce projet de « zones à faible émission » a déjà été réalisé avec succès dans d’autres villes d’Europe comme Stockholm, Londres, Copenhague, Prague et même dans 43 villes d’Allemagne, dont Berlin. Nos villes françaises ont donc toutes leurs chances pour mener à bien cette initiative et remplir nos poumons d’un air un peu plus pur.

Laisser une commentaire

*