Du positif sur le front des vélos électriques !

Les derniers chiffres de l’Observatoire du Cycle mettent en évidence une progression très significative des ventes de vélos à assistance électrique en France, soit 56 600 unités vendues en 2013. Une progression significative de 22,7%, qui s’ajoute à une augmentation de 24% l’année précédente.

Sur la même période, la France se situe toujours en très net retrait par rapport à l’Allemagne à 410 000 vélos électriques vendus et les Pays-Bas avec 192 000 unités.
Il est intéressant de noter que les prix moyens sont également très contrastés : 836 euros au pays du Camembert contre 1 870 euros chez les Bataves.

Tentons d’analyser les différences de comportement que ces différences pourraient bien révéler. L’attachement à la voiture pour le déplacement urbain et l’association mentale forte du vélo aux loisirs sont souvent avancés pour expliquer ces différences dans les volumes de vente. Il est donc tout à fait notable que la progression du marché soit aussi forte en France. Un changement de culture s’amorce, qui s’appuie sur un triple socle : l’érosion du pouvoir d’achat, la tendance à rechercher un mode de vie plus sain pour le corps et pour l’esprit, la prise de conscience de la finitude des ressources non renouvelables.

En synthèse, de façon inconsciente, l’approche « écolonomique » de la mobilité fait peu à peu son chemin. L’homo mobilis a commencé à arbitrer des dépenses jusque là sanctuarisées, comme le sacro-saint budget voiture, soit 6 000 EUR par an tout compris pour une voiture de taille moyenne.

Les Pouvoirs publics, conscients de la tension sur les ressources énergétiques et des enjeux de santé publique, battent maintenant campagne en faveur de la multi-modalité.

Il s’agit d’un numéro d’équilibrisme, quant on sait que près de 10% des emplois directs et indirects reposent en France sur l’automobile. Les mutations sont lentes, mais les esprits des utilisateurs semblent aller plus vite que les initiatives de reconversion. Des initatives remarquables sont cependant à souligner, comme la relocalisation des vélos à assistance électrique Solex en France.

Du chemin reste à parcourir, nous en avons bien conscience chez Altermove. Il n’est pas rare de s’entendre dire « Comment as-tu pu dépenser 500, 1 000 ou 2 500 euros pour un simple vélo ?!». Attention, il s’agit là d’un moyen de transport quotidien ! Tout le monde ne raisonne pas encore en budget annuel, alors que, paradoxalement, ce mode de pensée est maintenant bien enraciné pour le logement ou la téléphonie, notamment. Il est pourtant très aisé de démontrer qu’un vélo à assistance électrique d’une valeur de 1 500 euros peut s’amortir en un à deux ans, selon le part de report de la voiture vers le VAE.

Une note d’optimisme en tout cas, dans notre beau pays, où le vélo à assistance électrique, le vélo pliant, mais aussi, « la voiture autrement » se développent à un bon rythme.

Nous sommes à la croisée des chemins. La voiture a encore de beaux jours devant elle, c’est simplement le « tout voiture » qui est maintenant dépassé.

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