Eloge de la lenteur en ville


Vous connaissez le « slow food », ce mouvement qui, par opposition au fast food, revendique une nourriture de terroir respectant l’environnement, dans un esprit de développement durable ? Il faut compter maintenant avec Cittaslow, le réseau international des « villes lentes ». Né en Italie en 1999, ce courant encourage une gestion municipale centrée sur la qualité de vie, l’économie de proximité, le respect des paysages, en réaction aux zones commerciales et industrielles, à l’étalement pavillonnaire et au tout-voiture devenus l’ordinaire d’un urbanisme débridé. On dénombre aujourd’hui 140 villes de 21 pays, membres du réseau « Cittaslow ». Elles adhèrent à une charte très précise, qui fixent 70 obligations, notamment en matière de transport. On trouve des villes lentes dans toute l’Europe, mais aussi en Australie, en Corée du Sud, en Turquie, au Canada…

La première ville de France à rejoindre « Cittaslow » est Ségonzac, en Charente. Cette bourgade de 2300 âmes met l’accent sur les rues piétonnes et les voies cyclables. Le hasard fait que l’escargot, qui sert de logo au réseau de villes lentes, est aussi un des emblêmes de la ville, même si le gastéropode en question a pour nom ici « la cagouille ». Segonzac, qui souhaite enrôler d’autres communes et constituer un réseau français de villes lentes, animera à la Foire de Paris, en avril 2011, un espace Cittaslow qui servira de vitrine.
Accéder au site : http://www.cittaslow.net/

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