Face aux grèves, les entreprises jouent la carte de l’auto-partage

Face aux grèves dans les transports, les entreprises s’organisent et demandent à leurs collaborateurs de revoir leurs modes de déplacement ou tout simplement d’annuler leurs voyages professionnels. La pénurie de carburant pénalise par ailleurs les salariés qui peinent un peu plus chaque jour à se rendre sur leur lieu de travail. Alors, que faire ? L’une des solutions est l’autopartage, qui a émergé au sein de nombreuses grandes entreprises, avec le double objectif de réduire leur empreinte carbone et de mieux gérer leur flotte véhicules. La mobilité est le deuxième poste de coûts des entreprises après la masse salariale. Les frais liés aux déplacements des salariés (voitures de fonction, taxis, locations véhicules …) sont donc un véritable enjeu, avec à la clé une réduction de 30 % des frais de déplacement.

On dénombre en France plusieurs acteurs, dont Carbox – le leader – mais aussi Alphacity (développé par la filiale de BMW, Alphabet), Arval ou encore Car Liberté à Chambéry. Ce moyen de déplacement garanti et disponible, pris en charge par l’entreprise, permet au salarié d’abandonner la voiture sur son trajet domicile-travail, tout en ayant la garantie de pouvoir se déplacer en cas de nécessité, au départ de son lieu de travail, grâce aux véhicules en autopartage. En quelques clics, le collaborateur peut réserver une voiture pour une heure ou plus. Il accède au véhicule grâce à son badge et, à son retour, ne s’occupe de rien. Pour l’entreprise, les avantages sont tout aussi significatifs. C’est tout d’abord, l’assurance que les salariés seront bien présents malgré les difficultés de mobilité. Mais également une économie de coûts et d’émissions CO².
Et si les français prenaient goût à cette nouvelle forme de mobilité ? Depuis trois ans, 17% des utilisateurs de la solution Carbox ont abandonné la voiture sur leurs trajets domicile-travail, et choisissent désormais entre les différentes solutions à leur disposition : vélo, marche, transports, autopartage… La crise pourrait bien donner raison à ces pionniers de la multi-modalité, et finir de convaincre une proportion plus large de la population urbaine de les rejoindre !

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