L’ACEM dénonce une législation trop contraignante pour les deux roues

Le projet de législation proposé par le Parlement Européen ne tient pas assez compte des contraintes de l’industrie, qui réclame plus de temps pour la mettre en oeuvre. C’est la position de l’ACEM, l’association des constructeurs européens de moto.

Cette législation (COM2010/542) qui vise à réduire la pollution et renforcer la sécurité, si elle était adoptée maintenant, conduirait à une augmentation de 5 à 30 % des coûts, qui seront répercutés sur le consommateur. Le surcoût serait de 5 à 10 % sur le haut de gamme (motos de plus de 750 cm3) et de 30 % voire plus sur les modèles d’entrée de gamme (motos en dessous de 300cm3 et scooters). Une augmentation que les fabricants jugent disproportionnée. Ils pointent du doigt le risque d’une baisse des ventes, préjudiciable à l’industrie, et du maintien plus longtemps de vieilles machines, dont les conséquences sur l’environnement et la sécurité iraient à l’encontre des objectifs recherchés.

L’ACEM rappelle que les deux roues de petites et moyennes cylindrées représentent 80 % des immatriculations en Europe et que la moitié de ces engins sont des scooters. Le marché du 2RM (2 roues motorisé), qui a déjà baissé de 25 % en raison de la crise, reste très difficile.

Les économies d’échelle réalisées par l’automobile, à chaque nouvelle législation, ne s’appliquent pas de la même manière dans le secteur du deux roues, où les fabricants n’ont pas la même souplesse de négociation avec les fournisseurs. L’ACEM demande donc plus de temps pour l’application des nouvelles règles.

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