Le vélo, remède anti-crise ?

Thierry Mariani, secrétaire d’État auprès de la ministre de l’Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, chargé des Transports, a demandé au Club des Villes et Territoires Cyclables de proposer un Plan National du Vélo pour le 2 septembre. Délais respectés, le dossier de presse a été publié récemment.

Pourquoi le vélo ? Le Ministre l’envisage comme l’une des solutions à la crise. La part des transports prend de plus en plus d’importance dans le budget de chacun d’entre nous, et cela ne risque pas d’aller en s’améliorant. Le vélo pourrait jouer un rôle non négligeable pendant cette nouvelle période de crise en faisant en sorte que le portefeuille des français reprenne un peu de poids mais aussi pour l’ensemble des politiques de transports que bon nombre de collectivités mettent en place.

Savez-vous que plus de 50% de nos déplacements ne font pas plus de 2 km ? Savez-vous que le budget annuel, incluant l’entretien et l’assurance d’un vélo, tourne aux environs de 250€, alors qu’il faut compter environ 3 000€ pour une voiture (essence, assurance, entretien…) ? Le calcul est vite fait. Le vélo peut sans aucun doute être une solution pour certains de nos déplacements, tout en considérant les personnes habitant en périphérie voire en zone rurale. Le vélo peut être l’un des maillons de l’intermodalité et peut élargir les zones d’habitation potentiellement captables par ce mode de transport mais aussi par le train. Parcourir les premiers kilomètres à vélo pour rejoindre la gare la plus proche n’est pas impossible.

D’après le dossier de presse, Le Club des Villes et Territoires Cyclables a proposé diverses solutions

  • une participation financière de la part des employeurs pour tous les salariés se rendant au travail à vélo, le coût d’usage du vélo est estimé à 0,20 cts d’euros du kilomètre. L’employeur pourrait verser une indemnité vélo en complément de la prise en charge à 50% du titre de transport en commun.
  • une exonération fiscale sur ces prises en charge aussi bien pour le salarié que pour l’employeur : exonération de cotisations sociales et patronales et d’impôts sur le revenu pour le salarié..

La Grande-Bretagne a déjà travaillé sur ce sujet depuis longtemps et propose des mesures incitatives à se déplacer à vélo. Par exemple, elle facilite l’acquisition d’un vélo par les salariés ou incite les entreprises à la mise en place de flottes de vélos par des exonérations fiscales. Quant à elle, la Belgique propose une prise en charge du kilomètre à vélo à hauteur de 0,21 cts d’euros.

 

source photo www.arsenicetpetitesculottes.com

Aujourd’hui, en considérant un coût de 0,20 cts d’euros du kilomètre, un salarié français pourrait recevoir jusqu’à 352 € d’indemnités par an. Actuellement, il existe la prise en charge de l’abonnement aux transports en commun, certains employeurs participent aux frais d’essence de leurs salariés, alors pourquoi pas quelques avantages pour les cyclistes pendulaires ? Ces mesures verront-elles le jour ? Et en espérant que oui, quand ? Rappelons qu’il aura fallu plus de 25 ans, pour que les entreprises situées hors région parisienne aient également l’obligation de la prise en charge à hauteur minimale de 50% des abonnements TC de leurs employés… Pourquoi ?…

Si vous souhaitez plus d’infos quant à ce Plan National Vélo, voici le lien vers le dossier de presse.

2 Résponses sur “Le vélo, remède anti-crise ?”

  1. José Bovélo dit :

    PRIME DE RENTREE

    L’estimation courante du coût des transports scolaires publics est de l’ordre de 600 à 1200€ par élève.

    Nombreux sont les parents qui conduisent leur enfant au collège ou au lycée sur de courtes, voire trés courtes, distances et font parfois 4 allers et retours journaliers (certains sans la moindre pensée pour le co-voiturage d’ailleurs) ! Une rapide estimation du coût d’une telle pratique conduit à une dépense annuelle de 1000 à 2000€ par foyer et par enfant.

    « Sachant qu’un vélo d’ado de qualité acceptable avec tous les équipements de sécurité (éclairage et dispositifs réfléchissants, gants etc…) revient à 300€, calculez le montant de la prime de rentrée… »

  2. José Bovélo dit :

    Transports scolaires toujours…

    Bien entendu, chaque parent entend éviter à son chérubin tout effort préjudiciable à sa réussite scolaire, sa santé physique ou morale ( les rues de nos villes sont hantées d’exhibitionnistes et de pédophiles comme chacun sait!). Bien entendu, le bus scolaire doit s’arrêter devant chez lui… ou plutôt devant chez le voisin car il est un peu bruyant et polluant !
    Résultat : la moindre ligne de bus scolaire doit parcourir longuement la campagne en zigzag afin de déposer chacun devant chez lui… après parfois une heure de route. Devant l’épuisement prévisible de sa progéniture, certains parents font le taxi avec les conséquences que l’on sait sur le budget familial.
    Remède : ne serait-il pas plus simple de faire « intermodal » comme dans les pays du nord ? de faire des lignes de bus express qui ne déservent que des stations équipées de stationnement vélo sécurisé ? Chacun se rend à l’arrêt du bus en vélo ou à pied et est acheminé ensuite rapidement à son collège… Pour le plus grand profit du contribuable et des familles…

Laisser une commentaire

*