Les Vélos en Libre Service sauveraient des vies chaque année

Les systèmes de partage de vélos sauvent des vies chaque année 

Les systèmes de partage de vélos : une bonne solution pour réduire la pollution atmosphérique des villes ?

Les locations de vélos pourraient-elles sauver des vies ? Les chercheurs espagnols qui ont étudié le  Bicing, le Vélib’ barcelonnais, répondent « oui ». Selon cette étude, dirigée par le Docteur David Rojas-Rueda du Centre de recherche en épidémiologie environnementale de Barcelone , ces vélos mis en libre-service possèdent de nombreux avantages, plus ou moins connus du grand public. Entre 2007, date d’installation du Bicing à Barcelone, et 2009, 11% de la population avait souscrit au système de partage, soit quelque 182 000 personnes. Le modèle statistique utilisé par les chercheurs, et appliqué uniquement cet échantillon de la population barcelonnaise, montre que, sur un an, le nombre de décès de cyclistes (utilisant le Bicing) liés à des accidents de la circulation augmente de 0,03 unités , et que 0,13 décès supplémentaire sont liés à la pollution de l’air. Des chiffres faibles et qui s’accompagnent d’une bonne nouvelle. En effet, sur cette même période, 12,46 décès auraient été évités, grâce aux bienfaits de l’activité physique accrue liée à la pratique du vélo. Environ 12,30 vies seraient donc sauvées chaque année à Barcelone grâce au Bicing, et ce sans prendre en compte l’effet positif sur la qualité de l’air de la ville et qui profite à l’ensemble de la population de la ville !

Un résultat positif donc qui devrait conforter les 400 autres grandes villes qui bénéficient de ce système de partage, à l’image de Montréal et de son Bixi :« C’est une très bonne nouvelle. On associait déjà le Bixi à un moyen de transport rapide pour aller du point A au point B au centre-ville, explique Michel Philibert, directeur des communications et du marketing de la Société montréalaise de vélo en libre-service, mais on l’associe de plus à une amélioration de la santé physique des usagers et de la qualité de l’environnement». En effet, en plus d’une conclusion prometteuse, l’étude révèle que ce système de partage a un impact non négligeable sur l’environnement. Les scientifiques ont estimé une réduction des émissions de dioxyde de carbone de plus de 9 000 tonnes par an à Barcelone. Et à Paris, les estimations semblent encore meilleures : le Vélib’ éviterait l’émission de 13 870 tonnes de CO2 par an pour quelques 20 000 vélos en circulation. Ce qui implique évidemment une amélioration de la qualité de l’air, qui se répercute sur les cyclistes d’une part, mais également sur les autres usagers de la routes (automobilistes, piétons, etc.), non inclus dans les sujets d’étude.

Ces recherches initiales seront approfondies dans les années à venir mais en attendant d’autres résultats, l’utilisation de vélo en libre-service reste vivement conseillée.

 

Article original écrit par Allison Fournier sur www.zegreenweb.com

Crédits photos : flickr – Ferran / alainalele

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