Lille mise sur l’intermodalité

 

La ville de Lille a de grandes ambitions quant à l’évolution des modes de déplacement  de ses résidents, mais aussi de tous les travailleurs qui se rendent à Lille.

Suite à une étude faite par Transpole (Autorité Organisatrice des Transports de Lille, filiale du Groupe Keolis), en 2010, 56% des déplacements étaient faits en voiture, 2% à vélo, 10% en transport en commun et 32% à pied. La ville souhaite faire basculer les parts de marché et faire en sorte que la voiture ne représente plus que 35% en faveur du vélo qui devrait lui monter à 10% (20% pour les transports en commun et 35% pour la marche).

Pour arriver à ses fins, la Mairie de Lille a mis les bouchées double et investit 6.8 millions d’euros dans le but de mettre en place son service de vélos en libre service : le V’Lille. Ces prochains jours, les premières stations de vélo vont être installées.  Dès le 28 mai, il sera possible d’adhérer à un abonnement pour une première prise en main du vélo le 15 septembre. Ainsi, à terme 2 000 vélos seront en libre service sur 210 stations réparties sur Lille et deux de ses communes environnantes (La Madeleine et Marcq-en-Baroeul). S’additionne à ce service, une offre de location longue durée avec une flotte de 8 000 vélos et des prix plus qu’attractifs afin de mieux convaincre les utilisateurs : 36 euros par an, 7 euros la semaine et 1.40 euros par jour, avec les trente premières minutes offertes.

Toujours pour favoriser la pratique du vélo, 3 500 stationnements sécurisés vont être créés, 400 stations d’arceaux ajoutées et les pistes cyclables devraient atteindre 640 km.

La ville ne mise pas que sur le vélo mais souhaite accentuer l’intermodalité. Pour cela, 28 nouveaux parkings vélos  (automatisés ou humanisés) vont être reliés au réseau de transport en commun et 1000 arceaux y seront également connectés. Le deuxième plan bus est lancé de 2011 à 2013, l’objectif étant d’offrir des amplitudes horaires plus larges, même aux heures creuses, et de créer de meilleures connexions aux modes lourds (TER et transfrontaliers). Le tramway va être rénové, les fréquences des métros plus importantes et des voitures vont être ajoutées à l’une des deux lignes de métro. Le service d’autopartage (Lilas autopartage) va passer de 30 à 100 véhicules entre 2011 et 2015 et va s’étendre à l’ensemble de la Communauté Urbaine de Lille et non plus strictement à la ville de Lille.

Par toutes ces actions, une volonté forte de la ville de privilégier les modes doux à la voiture s’en ressent. Même si ses lillois attendent cela depuis longtemps, reprenons un vieux diction : mieux vaut tard que jamais.

 

Plus d’infos sur www.vlille.fr

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