New York en 2030 : un transport vert et efficace


Dans son excellent magazine « pictures of the future », que l’on peut consulter sur son site, Siemens imagine la ville de New York en 2030. La vision est rapportée sous forme journalistique, avec un reporter indien* qui vient sur place voir ce qui a changé, depuis que les habitants de Big Apple ont décidé de ne plus conduire de voiture – à cause d’une taxe au km très dissuasive – et que la ville a massivement investi dans le transport vert.
Ainsi, ce journaliste note d’abord que l’argent économisé par les new yorkais (ou plutôt, non dépensé dans l’achat, le carburant et l’entretien des autos) permet de consommer plus et booste l’économie. Mais, il en vient assez vite aux nouveaux trains qui sillonnent la ville. Silencieux, ils offrent plus de confort avec de l’air conditionné. Le freinage permet de récupérer de l’énergie et le surplus est redistribué dans le réseau électrique (smart grid).
Autre innovation : l’apparition d’un métro à grande vitesse (Express Underground) qui permet d’aller à Brooklyn au Bronx, ou de Manhattan à n’importe quel aéroport en moins de 15 minutes. Il est plus rapide que la voiture. Notre reporter note également que la gare de Grand Central est devenu un « hub », relié aux lignes de train à grande vitesse. Un système de localisation par satellite permet de rapprocher les horaires de passage et de satisfaire la demande.
En surface, les habitants et visiteurs de New York empruntent les lignes de bus et les taxis. Les modèles thermiques ont été remplacés par des milliers de versions électriques, ce qui a nettement amélioré la qualité de l’air. Et puis, les taxis sont devenus plus confortables car les moteurs électriques dans les 4 roues ont permis de revoir le design et d’offrir beaucoup plus d’espace à bord.
Un taxi électrique peut par exemple rouler pendant 250 km. Pour refaire le plein, il peut soit faire une recharge rapide en 10 mn, soit se brancher sur le réseau pendant 2 h, le temps de faire une pause. Le journaliste indien note également que les propriétaires de voitures – car il en reste encore – roulent très peu avec. En fait, ils se servent de leur auto électrique pour stocker de l’énergie et la restituer dans le réseau. Cela permet de gagner jusqu’à 1000 $ par an.
Du coup, le courant électrique est fourni par des énergies renouvelables et les centrales à charbon ont fermé leurs portes. Ainsi s’achève ce récit. C’est un peu trop optimiste, mais les briques technologiques sont là.

*qui travaille dans l’histoire pour le Digital Times de Rajasthan

Lien : http://www.siemens.com/innovation/apps/pof_microsite/_pof-fall-2010/_html_en/green-arteries.html

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