Plan National Vélo : quelles solutions ?

Le 19 octobre dernier, le Club des Villes et Territoires Cyclables s’est présenté au Ministère des Transports avec 10 propositions dans le cadre du Plan National Vélo.

Le Vice Président du Club, Alain Jund, affirme que « les collectivités ne peuvent pas porter seules les investissements nécessaires au développement du vélo », c’est pourquoi l’une des propositions porte sur la redistribution du budget de l’Etat consacré aux routes nationales et autoroutes. Le Club demande à ce que 10% de ce budget soit consacré aux aménagements cyclables et notamment aux aménagements interrégionaux et européens, mais aussi aux infrastructures de franchissement des voies ferroviaires et routières.

aménagements cyclables

De plus, on voit se développer dans de plus en plus de villes des abris à vélos sécurisés. Nous savons à quel point la question de la sécurisation de son vélo est importante. Bon nombre d’entre nous ne souhaitons pas ou plus laisser notre vélo accroché à un stationnement public (simple arceau) de peur de se le faire voler. Et malheureusement, nous ne sommes pas nombreux à pouvoir entreposer notre vélo la nuit dans un garage ou un abri intégré à notre immeuble. De ce fait, le Club demande à ce qu’une loi nationale impose à tout nouvel immeuble d’habitation ou d’activités et d’équipements publics de mettre à disposition et intégré au bâtiment un abri à vélos sécurisé. Quelques communes ont déjà pris cette initiative telles que Lille et Strasbourg.

exemple de parking à vélos dans un immeuble

Et bien évidemment, le développement des itinéraires cyclables est une nécessité pour la sécurité des cyclistes, mais aussi pour des raisons sociales. Plus d’itinéraires cyclables dans les lieux d’habitations socialement défavorisés désenclaveraient ses habitants et faciliterait l’accessibilité au travail.

Thierry Mariani, Ministre des Transports

Thierry Mariani, Ministre des Transports, a insisté lors des Rencontres Nationales des Transports Publics le 13 octobre dernier à Strasbourg sur le « signe politique fort » que représentait le Plan National Vélo. De son côté, le Club des Villes et Territoires Cyclables aura insisté lors de cette rencontre sur l’importance d’un engagement national et non plus strictement local. Si nous voulons faire avancer la place du cycliste et améliorer sa sécurité, c’est aussi de l’ordre de l’Etat que d’y participer. De plus, il est nécessaire de prendre conscience que participer au développement de la pratique du vélo engendre une multitude de bénéfices pour la société : des conséquences directes sur l’empreinte écologique de la France, un allègement du budget des ménages et bien évidemment des économies en matière de santé publique.

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