La mobilité électrique

On parle beaucoup en ce moment d’électro-mobilité : un terme qui fait référence à une mobilité par des modes de déplacement à énergie électrique (voiture, scooter, vélo), en alternative aux moteurs thermiques. Cette forme d’énergie présente beaucoup d’avantages, avec à la clé une absence d’émissions polluantes et de bruit, et un coût très faible à l’utilisation (entre 1 et 2 € pour parcourir 100 km).

Ce n’est pourtant pas une idée neuve. Dès la fin du XIXème siècle, des voitures électriques circulaient déjà sur les routes : la « Jamais Contente » du belge Camille Jenatzy fut la première à dépasser les 100 km/h en 1899. Mais l’électrique ne réussit pas à s’imposer face au pétrole. Par la suite, il y eut quelques rendez-vous manqués, lors de la seconde guerre mondiale, puis lors des chocs pétroliers. En France, les pouvoirs publics ont demandé aux constructeurs nationaux de produire des voitures électriques dans les années 90. L’objectif était d’avoir 5 % du parc automobile en mode zéro émission pour l’an 2000. Nouvel échec…

Le retour en grâce du véhicule électrique s’explique par les performances des batteries lithium-ion, issues du monde de l’électronique grand public. Avec une autonomie théorique* de 130 à 160 km, un trajet en voiture devient plus acceptable. Sur fond de lutte contre le réchauffement climatique et de renchérissement du pétrole, l’énergie électrique a de sérieuses chances d’influer sur la mobilité urbaine, d’autant que les gouvernements soutiennent l’installation de prises de recharge. La France table par exemple sur 75 000 prises en 2015 et 4 millions à l’horizon 2020.

Tout comme la voiture, les vélos à assistance électriques (VAE) ne datent pas d’aujourd’hui. Le tout premier brevet fut déposé dans les années 1890 par un américain Ogden Bolton Jr. Il avait inventé un vélo électrique dont le moteur  se situait dans la roue arrière et avec une batterie de 100 Ampères et une tension de 10 Volts. S’ensuit le deuxième VAE inventé par Hosea W. Libbey qui offrait la particularité d’avoir le moteur dans le pédalier. Ce modèle servit d’inspiration pour le tout premier VAE de Giant, marque reconnue encore aujourd’hui dans le monde du vélo. L’histoire s’est accélérée entre 1992 et 1998 avec l’invention d’une cinquantaine de VAE. Depuis, il conquiert de plus en plus de personnes, notamment pour un usage domicile-travail ; l’augmentation du prix de l’essence et la congestion urbaine grandissante en ont certainement favorisé le développement.

Lievreoutortue.com a fait le choix de l’électrique car c’est une énergie adaptée aux modes de mobilité urbaine que sont les deux roues (vélo, scooter) et la petite voiture urbaine. L’électrique est idéal pour les courtes distances, mais désormais, c’est aux pouvoirs politiques de mettre en place les actions, notamment les infrastructures de recharge, qui permettront l’usage de ces véhicules et plus particulièrement des voitures électriques (les batteries des vélos électriques et pour la plupart des scooters électriques étant amovibles). Mais il apparait bien évident que la voiture thermique nous est encore indispensable, il ne s’agit donc pas de lui faire la guerre, mais de repenser notre mobilité en fonction de nos déplacements et de nos besoins réels.

*elle dépend du mode de conduite