Rencontres Nationales de l’autopartage : bilan et perspectives

Les 12 et 13 mai derniers se déroulaient les premières rencontres de l’autopartage à Strasbourg, l’occasion de faire un premier bilan sur ce nouvel usage de la mobilité.

Commençons par un bref rappel historique de la naissance de l’autopartage. Ce concept est apparu pour la première fois en 1948 à Zurich avec la création du Club des Conducteurs. Les membres du Club cotisaient dans le but de s’acheter un véhicule, considéré à l’époque comme un produit de luxe. On y voyait là une première forme de partage du véhicule mais le succès ne fut pas au rendez-vous. Par la suite, en 1951, la voiture prenant déjà beaucoup de place sur nos routes, un ingénieur français, Jacques D’Welles, souligna l’intérêt de partager les véhicules afin d’en diminuer le nombre. Belle initiative, mais il faudra attendre 50 ans avant de voir réellement s’imposer le concept d’autopartage en France.

Aujourd’hui, en Europe, on estime que l’autopartage représente plus de 200 organisations qui portent ce concept dans plus de 450 villes. Cela représenterait 140 000 utilisateurs.

L’autopartage s’implante durablement en France en 1999 avec Liselec à La Rochelle et compte aujourd’hui 25 000 utilisateurs. Même si ce nombre d’usagers ne représente qu’une faible part sur l’ensemble de l’Europe, on observe néanmoins que l’autopartage croit de 30% chaque année en France. Jean-Baptiste Schmider, gérant de l’association France Autopartage, espère « multiplier par 10 le nombre d’utilisateurs dans les 10 ans à venir ».  Pour cela, les acteurs et défenseurs de l’autopartage réclament l’obtention de places de stationnement réservées, celles-ci étant encore trop difficiles à acquérir. A Lyon, par exemple, ils doivent se contenter de places de stationnement en parking couvert, ce qui n’est pas pour faciliter le développement du réseau. Un décret devrait être signé à l’automne prochain dans le but de supprimer ce frein et de favoriser l’expansion des divers réseaux d’autopartage en France.

Les défenseurs réclament également la mise en place d’une politique visant à sortir du tout voiture. Il n’y a pas si longtemps, lorsque nous abandonnions notre voiture pour une nouvelle, une prime à la casse nous était octroyée. Pourquoi ne pas en faire de même lorsqu’on renonce à l’un de nos véhicules ?

L’autopartage tend à se diversifier de nos jours. Les divers services proposent souvent plusieurs véhicules, ce qui vous laisse le choix selon votre besoin : citadine, familiale ou utilitaire. De plus, les flottes de véhicules de certaines villes peuvent être électriques, comme à La Rochelle, Nice et prochainement Paris avec Autolib’.

Kwatwor a réalisé une carte mondiale de l’ensemble des réseaux d’autopartage existant, indiquant les flottes électriques ou non. Cette carte est régulièrement remise à jour.

Au vu du nombre de services d’autopartage déjà existant, un bel avenir se destine à l’autopartage.

 

Découvrez l’autopartage à Strasbourg (reportage diffusé le 14 février 2011) :

 

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