La SNCF crée Distripolis : la livraison écolo de marchandises en ville

Geodis, filiale de la SNCF, spécialisée dans la logistique du transport ferroviaire, investit dans le développement de solutions de transport écologique avec la création de Distripolis, pour les derniers kilomètres à parcourir en ville et limiter l’entrée des poids lourds, responsables de 35% des émissions de CO2 en ville.

Distripolis a pour vocation de livrer les colis à l’aide de triporteurs et de camions de petite taille électriques. Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre du Développement Durable, a insisté ce lundi 27 juin sur le fait que « les entreprises publiques doivent être à la pointe de l’innovation ». Distripolis n’est pas si innovant pourtant.

Aujourd’hui, il existe dans beaucoup de grandes villes de nombreuses entreprises qui ont déjà investi dans le transport vert de marchandises urbain :

- Cyclopolitain un peu partout en France

- Mediacyclo à Rennes et Nantes

- Urban-cab à Paris

Bien évidemment, les fonds d’investissement n’étant pas les mêmes ainsi que le patrimoine foncier, Distripolis a pu se doter d’ores et déjà de huit bases logistiques urbaines écologiques (BLUE) réparties sur Paris, ainsi que de plusieurs véhicules électriques. Ainsi, dès le lancement, la flotte sera composée d’une dizaine de camionnettes électriques avec une capacité de 20m3 et d’une autonomie de 150 km ainsi que de 8 triporteurs à assistance électrique. La SNCF a déjà prévu de porter la flotte de camionnettes à 75 en 2015 et celle des triporteurs à 56 en 2014. Les marchandises seront acheminées à la plateforme de Bercy pour être ensuite réparties au sein des huit bases logistiques.

Autre puissance de Distripolis, son outil de calcul permettant d’optimiser au mieux ses livraisons. Ils ont pu établir qu’à l’heure actuelle, « 25% des trajets effectués par les livreurs le sont à vide », comme l’indique Pierre Blayau, PDG de Geodis.

Quelle est la puissance environnementale de Distripolis ? Guillaume Pépy précise que « le transport de marchandises représente 20 % de la circulation parisienne » aujourd’hui. Distripolis a pour objectif de limiter les impacts de ces déplacements en diminuant les rejets des polluants dans l’atmosphère mais aussi en limitant les nuisances sonores en ville (ce qui à Paris, comme dans toutes les grandes villes, ne serait pas du luxe). De plus, Distripolis prévoit dès 2011 de réduire de 365 tonnes les rejets en CO2 par rapport à l’activité actuelle de Geodis, puis en 2015 de 1747 tonnes, soit 85%. Bien évidemment, Distripolis prévoit déjà de se dupliquer ces cinq prochaines années dans les grandes villes de France et en Europe, avec des prix défiant toute concurrence.



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