Thomas Pollet en partance pour le Sun Trip 2015 !

Architecte lillois, Thomas est passionné par les voyages et les découvertes. Véritable globe-trotter, il a fait le tour de l’Australie en camionnette et a travaillé au Vietnam pendant deux ans. Pour revenir en France, il est monté sur une moto biélorusse et a parcouru l’Asie centrale et l’Europe de l’est. Après quelques années passées à Lille, Thomas a eu envie de repartir sur la route ! Pour combler ses désirs de voyages, il a décidé de faire partie de l’aventure Sun Trip 2015 !

7 000 kilomètres : volonté, courage et vélo électrique solaire !


Tout comme les autres participants, il va parcourir 7 000 kilomètres sur un vélo électrique solaire. Il partira de l’exposition universelle de Milan le samedi 6 juin 2015 et passera par 10 pays d’Europe. Il pourra choisir son propre parcours, mais devra obligatoirement faire un passage par Antalya et Cappadoce en Turquie.

 

Épaulé par plusieurs sponsors, Thomas Pollet a également reçu l’aide d’Altermove pour équiper son vélo insolite ! Et oui, nous lui avons fourni des pédales, un bidon, une sacoche avant, un rétroviseur, des chambres à air et un guidon aile de papillon. Pour l’encourager, nous lui avons aussi offert des chaussures, et un casque léger.

 

Pour en savoir + sur Thomas et son trip !

Altermove : Thomas, pourquoi le vélo électrique, alors que tu es motard ?

Thomas P : Le vélo électrique n’est pas le point de départ de ce projet. Tout commence par le voyage, l’aventure. Envie d’une autre expérience après celle du Vietnam-France en moto. En effet la moto est mon moyen de déplacement quotidien et en voyage, mais je voulais me lancer dans une aventure plus sportive cette fois. Le vélo électrique s’est trouvé être une alternative idéale. Mais le vélo électrique est aussi une histoire de rencontre. J’ai rencontré Florian Bailly, premier voyageur en vélo élec. Il créer le Sun Trip et me donne l’envie d’y participer. L’autre rencontre en est moins eu: Mon oncle, motard aussi, s’est mis au vélo électrique la cinquantaine arrivant. Il s’est transformé, est devenu sportif. Il roule en vélo quotidiennement maintenant. Pour les rêveur de sport, quant il est dur de s’y mettre, le vélo électrique est une motivation parfaite, un investissement, une transformation des habitudes. Et cela s’applique très bien au voyage. Nous allons voyager autrement. Le concept me plait.

 

Altermove : Es-tu féru de technologie électrique ?

Thomas P : Pas tant que ça. Cependant j’ai eu une formation en  électrotechnique au lycée technique Ozanam à Lille. Mais je ne me suis ni orienté professionnellement, ni je n’en ai fait une passion. J’ai cependant cette formation me permet de comprendre ces technologies et d’en apprécier les évolutions. Au final, ce projet me ramène quelques année en arrière et me rapproche aussi d’une branche de la construction de bâtiment, qui est mon métier, que sont  les techniques et mise en œuvre d’économie et de production d’énergie alternative que je commence tout juste à intégrer.

 

Altermove : Pourquoi ne pas avoir opté pour un montage électrique purement artisanal ?

Thomas P : N’étant pas au départ capable de concevoir ce vélo moi même, il me fallait partir dans une démarche de partenariat. Dans cette recherche de “sponsor”, j’ai tout de suite pensé que de faire appel à un constructeur ou un distributeur pourrait les intéresser puisqu’ils pourraient communiquer sur leur vélo. C’est ce qui m’a tout naturellement conduit vers Altermvove, qui a ensuite monté le partenariat avec Solex. Le vélo qui, conçu spécialement pour ce Sun Trip, est au final un prototype. Même si je me suis ento uré de professionnels du vélo électrique de du panneau photovoltaïque qui conçoivent et commercialisent des produits “normalisés et industrialisés”, ce vélo sera une première pour l’ensemble de  cette équipe technique. Finalement sa conception est un “sur mesure” qu’on peut qualifié d’artisanal dans son sens noble. Il est vrai que l’idée de départ était d’éprouver un vélo “du commerce”pour un grand test en milieu et de l’adapter à la course. Il s’est avéré que pour optimiser un maximum à ce qui s’apparente à un raid d’endurance technique, pour profiter un maximum des performances des panneaux, des batteries, du moteur, etc., il a fallu repenser le vélo  dans sa globalité.  Même si chaque pièce est séparément constitutive de vélos du commerce, elles seront dans la réalité étudiées, choisies et assemblées dans l’objectif d’un voyage au long court, démontrant ainsi la capacité de l’équipe de l’ALTERMOVE SOLEX Ride à s’adapter à une demande très particulière.

 

Altermove : Comment te prépares-tu ?

Thomas P : Je ne suis pas cycliste, l’aurez peut être vous compris. Je me suis mis au vélo pour l’occasion. Voilà bientôt un an que je m’entraîne, d’abord au début quand j’en avais le temps et maintenant quasi quotidiennement et en accélérant le rythme, le départ arrivant. Je roule sur route et sur chemin en VTT non motorisé, les routes de l’aventure ne nous offrirons pas que du bitume. Et depuis le mois de décembre je me suis chargé d’une remorque pour simuler le plus possible le vélo que j’aurai à rouler pendant le Sun Trip. Il sera prêt d’ici le mois d’avril et je finirais de m’entrainer avec avant le départ fin mai.

 

Altermove : Et ton travail pendant ce périple ?

Thomas P : Je suis architecte. Je suis associé au sein d’un atelier d’architecture lillois. Mon associe prend le relaie seul pendant mon absence. C’est une chance pour moi tout comme ma famille qui me laisse vivre cette aventure pleinement. Le mois d’aout est toujours un peu plus calme dans le bâtiment et mais il me faudra en effet redoubler de travail à mon retour pour reprendre les nouveaux dossiers. Mais ce projet est aussi une belle occasion pour moi de parler d’écologie, d’énergie renouvelable, de manière de concevoir les déplacements, de voir la ville, le territoire. Car l’architecte, l’urbaniste s’inscrit aussi dans un processus de développement de la ville avec aujourd’hui l’objectif d’y intégrer les problématiques énergétiques, d’éco construction, de pratique propre du milieu urbain. Ce projet me permet aussi de communiquer là dessus, et d’y réfléchir, surement longuement, tout en pédalant.

 

Altermove : Qu’attends-tu de cette aventure ?

Thomas P : Cette aventure, nous n’en avons pas encore parlé, est aussi – peut être surtout- une aventure humaine. J’attends de pouvoir rencontrer des gens sur la route et partager avec eux un moment de vie autour de ce vélo qui j’en suis sur sera un lien, une invitation à la rencontre. Imaginez, vous croisez près de chez vous, en Turquie, en Slovénie ou Bulgarie ou en France, un type sur un vélo étrangement alimenté en énergie par des panneaux solaires qui traînent derrière lui. N’auriez vous pas envie d’aller en discuter. Ce voyage, je l’espère nous rassemblera un instant autour d’une idée simple: Il est possible de se déplacer rapidement, longtemps, facilement -ou presque-  de façon propre. Tout le monde aura ça en tête en voyant ce vélo. J’en suis sûr !

 

Bonne chance Thomas ! On compte sur toi !

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